« Ils se sont moqués de moi parce que je suis le fils d’un éboueur — mais lors de la remise des diplômes, j’ai prononcé une seule phrase… et tout le monde est resté silencieux, en larmes. »

LA CRUAUTÉ DES ENFANTS

Quand j’ai commencé l’école, j’ai compris que la pauvreté ne se résumait pas aux ventres vides — elle portait aussi le visage de la honte.

Mes camarades venaient de familles plus aisées. Leurs parents portaient des costumes, conduisaient des voitures et exhibaient des téléphones coûteux. Les miens sentaient la décharge.

La première fois qu’on m’a appelé « le garçon des poubelles », j’ai ri.
La deuxième, j’ai pleuré.
La troisième, j’ai cessé de parler à quiconque.

Ils se moquaient de mes chaussures déchirées, de mon uniforme rapiécé, de l’odeur que j’avais après avoir aidé ma mère à trier les bouteilles le soir. Ils ne voyaient pas l’amour derrière mes mains tachées de saleté. Ils ne voyaient que la saleté.

J’ai essayé de cacher qui j’étais. J’ai menti sur le travail de ma mère. J’ai dit qu’elle travaillait dans le « recyclage », pour que ça sonne mieux. Mais la vérité finit toujours par sortir — les enfants peuvent être cruels.

L’ENSEIGNANTE QUI M’A VU

Un jour, notre professeure, Mme Reyes, a demandé à toute la classe d’écrire une rédaction intitulée « Mon héros ».